Poèmes de Robert Masson

Ça me gêne un peu

Je sais bien qu’il n’existe pas Mais cette lumière qui ne fleurit que dans les yeux Des vrais prêtres et des vrais pasteurs Ça me gêne un peu… Je sais bien qu’il n’existe pas Mais ces paralytiques, ces aveugles Qui guérissent par la prière en une seconde Ça me gêne…

Le chemin

Entre plantains et liserons Inondés d’un pâle soleil Un chemin sillonne Cette terre fécondée À la sueur de mes ancêtres Ce matin une brise légère Eveille à la crête des herbes folles La rémanence d’un pas d’homme… Et je sens tout près de moi…

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